Les étudiant-es grévistes attaqués à Tolbiac

Publié le par AL

 COMMUNIQUÉ DE PRESSE SUD ETUDIANT PARIS 1 
LUNDI 26 NOVEMBRE, 09h44.

 Ce matin, au centre Tolbiac, la présidence de Paris 1, en accord avecles étudiants de droite opposés au mouvement (par le biais des boîtes mail), ont procédé à un coup de force dans le but de casser les piquets de grève et de mettre fin au mouvement. Par conséquent, les grilles de la faculté n'ont été ouverte qu'à 8h30, le temps de "faire monter lamayonnaise". Ainsi, usant d'une vilence exceptionnelle, les étudiants opposés au mouvement ont chargé à de multiples reprises, faisant jusqu'ici une dizaine de blessés, dont un militant SUD Étudiant. 
SUD Étudiant s'étonne de la non vérification des cartes d'étudiants contrairement à l'habitude, permettant à des groupes d'extrême droite de pouvoir participer à la manoeuvre. Ainsi, des slogans fascistes ont-ils été entendu lors des charges. SUD est scandalisé par ailleurs de l'irresponsabilité de la présidence : nous avons spécialement été choqué des applaudissement de la part de personnes du cabinet de Mr Hénin lors des charges.
Enfin, SUD en appelle à la solidarité des étudiants qui se sont indignés du déroulement de la matinée, et qui ont constaté que ce ne sont pas les grévistes qui portent les coups. Pour autant, nous nous attendons d'ici peu à une intervention CRS, motivée par une "tension extraordinaire" - pour reprendre les mots du président de Nanterre -, illustrant encore une fois une hypocrisie incroyable de la part des présidents d'universités et de la ministre.

Publié dans Lutte en cours

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Black B. 12/12/2007 11:22

Alors petit Troll, tu nous attends où?

NEWS PMF 12/12/2007 01:04

non aux mensoges!!!

non à la généralisation !!!!!!!!!

nous on dit non !!!!!!!

on t'attend !

à la revoyure !!!

AL 27/11/2007 13:05

COMMUNIQUE DE PRESSE COMITE DE GREVE DE TOLBIAC

Lundi 26 novembre

Ce matin, la presidence a procede a un coup de force exceptionnel. Pour cela, des mails ont ete envoyes par les directeurs d'UFR et la presidence, faisant etat de la necessite de "debloquer la fac", et invitant les etudiants, professeurs et personnels, a "venir accompagner cette reprise". Ainsi, ce matin, a 8h30, apres avoir laisser les esprits s'echauffer, les etudiants qui entraient a la fac n'ont pas eu a presenter leur carte contrairement a d'habitude.
Ceci a permis l'entree dans l'enceinte de la faculte de militants d'extreme droite (FNJ, RED, et UNI...), rassembles et prevenus pour l'occasion, dans le but de "debloquer la fac", comme l'a avoue Mr Hervier, vice president de Paris 1. Nous rappelons que la presidence porte ainsi toute la responsabilites des violences qui ont suivi, faisant etat d'une dizaine de blesses. Soulignons le fait que les vigiles prives presents ont ete utilises, non pas pour separer et proteger les etudiants de l'universite, mais pour forcer les piquets de greve.
Le comite de greve denonce la violence de certains directeurs d'UFR a l'encontre d'etudiants grevistes. Par exemple, Mr Pradier directeur de l'UFR d'economie, a projete et a porte des coups de genou sur differents etudiants grevistes. Plusieurs cas de violences emanant de responsables de l'universite, dont Mr le president Henin lui-meme, ont ete malheureusement recensees.
Face a l'echec de cette tentative, et aux affrontements provoques par l'attitude deplorable de la presidence, M. Henin, decide a evacuer les grevistes par tous les moyens, s'est tourne vers les forces de l'ordre. A midi, le centre a ete evacue par les gardes mobiles, puis ferme jusqu'a nouvel ordre. Cinq interpellations ont ete effectuees, mais les etudiants arretes ont ete relaches grace a la pression et a la solidarite des manifestants.
Face a cette violence, des soutiens aux grevistes se sont exprimes emanant de personnels et d'enseignants, choques par l'attitude de la presidence, ainsi que d'une grande majorite des etudiants presents.
Le comite de greve a pris les decisions suivantes :
Creation d'une commission anti-repression
La poursuite en justice collective des auteurs des violences
Demande de la demission du president de Paris 1 Mr Henin.