Sans Papiers: premières brèches, la lutte continue. Réunion publique d'information et de solidarité à Paris, mercredi 23 avril

Publié le par AL

Mardi matin, il semble que les premières brèches dans la position gouvernementale quand à la régularisation des sans papiers, s'est ouverte. Pour autant, il ne faut pas oublier les milliers de personnes qui attendent un titre de régularisation, obligée de se cacher, de vivre dans la peur des rafles et des expulsions !
Uue chose est certaine, la lutte paye. Et il faut continuer et l'amplifier le mouvement actuel pour faire plier le pouvoir!

La CGT organise une réunion publique d'information et de solidarité
mercredi 23 avril à 19h

à l'annexe de la Bourse du Travail de Paris
(Bourse Eugène Hénaff)
31 Boulevard du Temple (3ème arrondissement)
Métro République


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Rassemblement de soutien à Fabio Lucci du lundi 21 avril :

Nous étions entre 150 et 200, dont une dizaine d'AL à être venu soutenir les grèvistes de Fabio Lucci qui en était à leur 25 ème jour de grève! Le point a été fait sur la situation par les camarades en lutte. On a ainsi pu (ré)apprendre que la boîte sous traitante dans la sécurité pour Fabio Lucci recevait 22 euros 50 de l'heure par salarié et qu'elle en reverse... 6 Euros50!!!

Un grand nombre d'associations (RESF, LDH, UCIJ, 9ème collectif de Sans Papiers...), de syndicats (CGT, Solidaires) et d'organisation politiques ( Alternative libertaire, LCR, PCF, verts) ont apporté leur soutien. A noter également la présence d'une délégation de grèvistes du restaurant "Chez Papa", venu encourager ceux de "Fabio".

Au final, un rassemblement qui marque la solidarité du quartier avec le piquet devant Fabio Lucci et plus généralement à la lutte des travailleurs et des travailleuses sans papiers.








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AL 22/04/2008 12:58

Communiqué fédéral d'AL du 22/04/08

Travailleurs-ses sans-papiers
Premier recul du gouvernement
Amplifions la mobilisation

Le gouvernement a annoncé hier soir à la CGT que les préfectures de 5
départements de la région parisienne concernés par les grèves de
travailleurs-ses sans-papiers « allaient étudier positivement » les dossiers
de ces salarié-e-s en vue de leur régularisation.
C’est un premier résultat à mettre à l’actif de ce mouvement de grève.

Nous devons nous en réjouir et partout renforcer la mobilisation.
Des grèves ont débuté hier à Lyon et à Marseille, d’autres arrêts de travail
ont été décidés en région parisienne avant l’annonce du gouvernement.
Le mouvement s’étend partout et le gouvernement en accord avec le
patronat veut tout faire pour éteindre le feu.

Pour Alternative libertaire, non seulement il faut régulariser tou-te-s les
travailleurs-ses sans-papiers en grève, qu’ils-elles soient soutenu-e-s par
la CGT, Solidaires ou la CNT, et il faut y inclure leurs familles (conjoint-e-s
et enfants, majeurs y compris); nous exigeons également la régularisation
de tou-te-s les sans-papiers.

Cela signifie très clairement qu’il ne faut pas tomber dans la logique de «
l’immigration choisie » et donc de la loi Hortefeux dont très peu de
grévistes relèvent. Le gouvernement a mis un genou à terre, c’est par la
grève et la convergence des luttes sociales que nous réussirons à le faire
reculer davantage.

Enfin si le pouvoir actuel, dont la politique (discours stigmatisant et
opposant immigration et identité nationale, rafles, traque des immigré-e-s
sans papiers, contrôles au faciès, lois qui tuent des droits…) fait système et
relève de la xénophobie et même du racisme d’Etat, se fait en apparence
plus conciliant sous la pression des grèves, nous ne devons pas oublier que
le gouvernement et l’Union européenne préparent des mesures visant à
terroriser les migrant-e-s sans papiers.
Ainsi en est-il du projet de directive « de la honte » sur lequel doivent se
prononcer les député-e--s européen-ne-s le 21 mai prochain et qui prévoit
un délai de rétention de 18 mois, une interdiction de territoire européen
pouvant aller jusqu’à 5 ans pour les expulsé-e-s et concerne également les
mineur-e-s.
Il en va de même avec le projet gouvernemental de créer des tribunaux
spéciaux en vue de juger les migrant-e-s sans papiers.

Alternative libertaire demande que tous ces projets soient définitivement
abandonnés, que toutes les lois anti-immigré-s soient abrogées et appelle à
amplifier la mobilisation qui seule permettra de construire une société
fondée sur l’égalité, la solidarité, ainsi que la liberté de circulation et
d’installation.

Alternative libertaire, le 22 avril 2008