Mardi 14 avril, rassemblement mensuel à Belleville contre l'expulsion de sans-papiers

Publié le par AL

 

Rassemblement - mardi 14 avril 2009 - 18 h 30 - métro Belleville

(comme chaque deuxième mardi du mois depuis octobre 2006)

NON AUX RAFLES, NON AUX EXPULSIONS, RÉGULARISATION

CITOYENS, PARENTS, ÉDUCATEURS, NOUS SOMMES INDIGNÉS

Mercredi 8 avril, dans la France entière, devant les Palais de Justice (à Paris place Saint-Michel), des rassemblements fournis ont affirmé qu'être solidaire des sans-papiers, malgré tout ce que peut dire la loi, est légitime. D'où cette « provocation » à l'égard du pouvoir : nous sommes des centaines, des milliers, inculpez-nous si vous l'osez ! »

Pauvre pouvoir qui ne peut qu'agiter des menaces, faire subir quelques gardes à vue aux « aidants », et protester publiquement qu'il n'en veut qu'aux passeurs... On l'a compris, il ne peut pas grand chose contre la solidarité quand celle-ci s'appuie à la fois sur des gens de toutes opinions, déterminés et largement écoutés dans l'opinion publique.

La dureté, il la réserve aux sans-papiers eux-mêmes : traqués dans la rue ou sur leur lieu de travail, ils sont des proies plus faciles que les militants ou les bonnes volontés de partout. Qu'on renvoie à des milliers de kilomètres, dans des lieux qu'ils ont quitté pour des raisons que l'on connaît bien (on ne quitte pas sa terre d'origine par simple caprice), un parent ou toute une famille, ça paraît plus facile. Le malheur des uns arrondit les chiffres des autres, la chasse aux familles fait bien l'affaire de la police et de ses commanditaires.

Seulement voilà, ce qui les gêne c'est que notre solidarité s'exerce pour alerter ces collectifs vivants et spontanés que sont une chaîne solidaire, une école, un quartier, pour protester, pour dire aux sans-papiers qu'ils ne sont pas seuls. Et c'est le sens qu'ont eu ces rassemblements de mercredi dernier : nous continuons à être présents, au jour le jour, pour aider nos connaissances et nos voisins, à qui il manque le petit bout de carton ou de plastique indispensable pour être traités comme les autres. Nous continuons, pas impressionnés du tout par leurs menaces, et décidés à ne pas respecter une loi qui joue sur la peur et la menace.

…NOUS RESTONS SOLIDAIRES.
 

 

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